THIS IS THE END, BEAUTIFUL FRIEND

juillet 06, 2014




Ces sept mois d'aventures, de rencontres, d'émotions, de rires et larmes sont maintenant derrière nous, déjà.
Le 23 juin nous sommes revenus sur terre une dernière fois. C'est bien fini, nous l'avons fait.
Retrouver une place, retrouver sa place dans le monde que nous avons quitté il y a 208 jours, la tâche semble rude.
La tête ailleurs, notre rêve prend fin en ce beau mois d'été.

L'avenir n'est qu'incertitude mais au moins une chose est sûre : un matin, nous repartirons.





Nous tenions à remercier spécifiquement :


Nos mamans, Joëlle & Naziha pour leurs soutiens chaque jour
Nos invités : Bernard (Indonésie), Majdi (Argentine) & Ophélie (Bolivie-Pérou)
Nos compagnons de route : Vincent (Vietnam), Laurence & Cédric (Philippines), Toi (Indonésie), Catherine Joël Lou-Anaïs & Lucas (Polynésie), Adrian & Malou (Polynésie), Alexandra & Benito (Bolivie), Koven et ses deux acolytes (Bolivie), Sally & Dan (Amazonie) et tous ceux qu'on a croisé sur les routes
Nos "DiveMasters" entre autres : Gary (Philippines), Phil (Indonésie), Annie & Matthieu (Huahine), Simbad & Pitou (Rangiroa)
Olga et son "fiu" de téléphone
Nos guides : Ivan (Amazonie), Lucio & Maria (Salar d'Uyuni), Pedro & William (Amazonie), Edwin & Ivan (Polynésie), David Maté & Yoyo (Polynésie)
Nos lecteurs : Florent, Eric, Benjamin, Edward, Tony, Yannick, West, David Catherine & Matis, Papy hockey, Mourad & Majdi, Lucie & Pierre, Lolo, Émilie, Camille, Maureen, Virginie, Marine, Maeva, Mimi, Trang, Perrine & Fred, Aurel, Julien & Ludivine, Chloé, Jam & Fanny, Milette, Thomas Amandine & Maya, Patrice, Stéphane, Nono, Emeric, Berni, Manu et ceux qui nous ont suivi derrière leurs écrans
César pour avoir pris soin de notre home sweet home
Les enfants de tous ces pays, merci pour vos sourires et vos "hello"
Les hommes, ces personnes qui nous ont accueilli, avec qui nous avons échangé, partagé et ri
Les voyageurs rencontrés et ceux qui sont encore sur la route
Nos chauffeurs de l’extrême pour avoir épargné nos vies en Amérique du Sud
La faune et ses jaguars, raies manta, tarsiers, singes, requins, caïmans, araignées, tortues, lamas, vicunias, chinchillas, alpagas etc...
Dame nature et la beauté inépuisable de notre planète
La bouilloire et les "noodles soup" pour avoir sauvé notre budget
Smecta pour nos intestins parfois fragiles
Insect ecran pour repousser les hordes de moustiques et autre mouches de sable
Nos backpacks fidèles compagnons de route depuis le premier jour
Skype pour réduire les distances

Et tout particulièrement notre bonne étoile.

You & Me.

DESTINATION FINALE : MACHU PICCHU // Pérou //

juin 19, 2014

Pour accéder à la citadelle Inca la plus connue de la planète, une seule option, organiser le parcours depuis Cuzco. Capitale de la culture Inca, siège du pouvoir impérial et point de convergence des voies d'accès qui mènent aux principaux sites Incas du pays, Cuzco s'adonne volontiers à la tradition de la "fiesta". En l'espace de cinq jours passés dans la ville, nous aurons le plaisir d’assister à de nombreuses cérémonies religieuses et autres défilés d'écoles. Une chose est sûre, les habitants de Cuzco savent faire la fête. Dans une explosion de couleurs et de motifs, les différentes universités de la ville défilent fièrement, sifflet à la bouche, au rythme de la bruyante fanfare qui les succède. Les costumes traditionnels sont de sortie et l'alliance des couleurs aux danses est parfaite. Impossible de rester stoïque face au spectacle ! Un peu pressé par le temps, nous jugerons bon de revenir dans quelques années pour profiter encore plus de cette ville trépidante, bourrée de bonne humeur et possédant un patrimoine historique et culturel immense.
Dimanche 15 juin, 8:00, nous prenons la route. L’expédition vers le Machu Picchu durera trois jours. Plusieurs possibilités s'offrent au voyageur pour atteindre la citadelle.
La première et de loin la plus coûteuse, prendre un ticket de train dans l'une des deux compagnies qui s'arrachent le monopole, reliant Cuzco à Agua Calientes en moins de quatre heures pour la modique somme de 130 €.
La deuxième option, prisée des backpackers, minibus de six heures jusqu’à "Hydroelectrica" puis longer la voir ferrée pendant deux heures et demie pour arriver sur Agua Calientes, délestés de 13 €.
Il existe une troisième option, le trail Inca, quatre jours de marche pour arriver directement au Machu...les sept mois de voyage auront eu raison de nos cuisses et nous prendrons la sage décision de choisir l’option numéro deux.
Une fois à Agua Calientes, nul besoin de prendre le bus qui vous dépose à l'entrée du site sacré en vous grappillant une vingtaine d'euros en plus, non non, une petite montée d'escaliers d'une heure et nous arriverons lessivés devant l'entrée. Mais l'ambiance est là, il est sept heures du mat', il est là, derrière la colline, le tant attendu Machu Picchu.
On le prend en plein visage dès le début, bouche bée devant la beauté du site. Les commentaires du guide sont assez brefs, il nous confiera que la masse d'informations est maigre concernant le site et qu'il reste encore beaucoup d'inconnues, pas grave, l'âme du lieu s'en trouve encore plus enrichie. Nous lâcherons nos dernières forces dans l'ascension de la "Montaña Picchu", une dernière heure d'escaliers pour se rapprocher du dieu soleil. De là-haut, la magie opère une fois de plus, on domine le Machu comme l'Inca, fils du soleil, devant son peuple. La cordillère est splendide avec ses sommets enneigés inatteignables et nous nous rendons compte de la difficulté d'accès au site, pas étonnant que les espagnols soient passés à coté.

Le Pérou nous offrira donc son dernier cadeau, sa merveille du monde moderne, point final et ultime émotion d'un voyage exceptionnel de sept mois entre "you and me".

Quelques instants de contemplation devant le centre historique de Cuzco

SOUFFLE COURT AU COLCA // Pérou //

juin 17, 2014

Nous avons dis au revoir à la Bolivie en passant la frontière au niveau du lac Titicaca. Nul besoin de reportage photo pour ce lieu qui nous est apparu comme une sympathique arnaque à ciel ouvert. A deux interminables heures de bateau depuis Copacabana (Bolivie), "Isal del Sol" ne mérite pratiquement pas qu'on s'y attarde. Certes elle propose un joli panorama sur le lac mais elle est truffée de postes frontière où il est obligatoire de se soulager de quelques bolivianos pour les bienfaits de communautés invisibles. La cerise sur le gâteau aura été les "Islas Flottantes", joyeux sketch folklorique de quelques boliviens déguisés sur leurs villages de roseaux flottants reconstitués.
Mais la suite du voyage se déroule bien au Pérou et nous jetons un dernier regard sur une Bolivie malgré tout accueillante et riche en paysages à couper le souffle.
Première étape péruvienne, Arequipa.
Nous sommes rapidement sous le charme de cette cité quasi méditerranéenne surplombée d'un volcan encore en activité. Le centre historique d'Arequipa propose des bâtiments aux architectures soignées, de magnifiques églises et cathédrales et notamment le splendide monastère de "Santa Catalina" aux couleurs flamboyantes.
Nous parcourrons le centre d'Arequipa pendant deux jours avant de rejoindre, en circuit organisé cette fois (on lâche un peu de lest), le célèbre "Canyon del Colca". Deux fois plus profond que le grand canyon des USA, le Canyon de Colca est jute gargantuesque, vertige assuré. Nos cuisses ne s'en remettrons que quelques jours plus tard, le circuit proposé restera parmi les plus durs souvenirs de marche du voyage. Deux heures de souffrance sur 1200m de dénivelé positif à 50%, autant vous dire que les visages sont marqués arrivé en haut, on aura même du mal à se reconnaitre. Un dernier passage à frôler les condors du canyon et nous prendrons la route pour aborder le chapitre final de l'aventure autour du monde, sur les traces des Incas, le Machu Picchu.

Premiers pas dans Arequipa et son centre historique

... À LA SELVA // Bolivie //

juin 14, 2014

Lundi 2 juin, départ pour la jungle.
L'objectif est d'être au plus près de la nature pendant les quatre prochains jours, une complète immersion en territoire indigène. La pirogue nous attend et à ses côtés Pedro, fondateur de l'agence "Berraco del Madidi". L'équipage se compose également de "Johnny" dit le palmier au commande de la pirogue et du sympathique William, notre guide attitré. Devant nous et pendant les six heures de pirogue qui nous séparent du campement, la nature s'en donne à cœur joie et nous offre des paysages spectaculaires dignes des plus grands films d'aventures.